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Continuer la pression populaire pour sortir le pays de la crise
Le Comité Central du Parti Communiste Irakien a tenu sa réunion régulière le Vendredi 20 Mai 2011.
La réunion a commencé par une minute de silence en mémoire des
adhérents et des sympathisants du parti et aussi pour les cadres patriotes et démocrates décédés. La réunion a discuté du travail du parti comprenant les organes de direction, les commissions spécialisées et les organisations pendant la dernière période depuis la dernière réunion du Comité Central en Novembre 2010. Il a fait l’éloge des réussites et pointé les échecs et identifié les voies pour les redresser. La réunion a adopté un groupe de directives à cet égard et identifié les tâches du parti pour la période qui vient et les conditions préalables pour activer son rôle, en élargissant son travail et en développant ses relations avec les masses dans différents secteurs, en adoptant leur demandes et en les défendant.
La réunion a traité de la suite des préparations pour le 9ème Congrès National du Parti à convoquer et adopté les mesures pour faire du Congrès le succès culminant de l’activité du parti et des organisations. Elle a aussi décidé d’ouvrir un débat public sur les documents principaux du Congrès pour qu’ils soient examinés soigneusement et enrichis par les camarades et les sympathisants du parti aussi bien que par les experts et les universitaires parmi les démocrates et les patriotes irakiens et tout notre peuple.
La réunion a discuté en longueur des développements politiques pendant la même période et traité des aspects du système de partage du pouvoir ethnique et sectaire et de leurs effets sur les différents aspects de la vie.
Elle a remarqué que notre pays va vers une période extrêmement complexe et difficile avec des facteurs internes et externes qui se chevauchent et elle a noté la continuation de la lutte qui s’intensifie sur l’avenir de l’Irak et la forme du système social ,économique et politique de l’état, la situation reste ouverte à beaucoup de possibilités qui dépendent de la capacité des masses du peuple à continuer le mouvement et la pression pour débarrasser le pays de la crise actuelle et pour ouvrir des possibilités pour un vrai développement démocratique du pays et pour sa reconstruction.
Notre peuple et les forces démocratiques et patriotiques, après plus de 8 ans depuis la fin de l’ancien régime font toujours des efforts et espèrent construire une alternative démocratique et un état civil.
Pendant ce temps, particulièrement ces derniers mois, notre pays s’est affaibli par plusieurs crises couplées avec les tensions du gouvernement qui s’intensifient et la crise du régime qui s’approfondit. Cela a coïncidé avec les tempêtes révolutionnaires rafraîchissantes de changement qui ont affecté notre région tôt cette année avec des facteurs internes dans la situation de notre pays qui ont motivé des mouvements et des manifestations, avec les masses qui sont descendues dans les rues pour exprimer leurs points de vue et ont mis en avant leurs revendications ce qui avait déjà commencé l’été dernier.
La crise du système de partage du pouvoir s’approfondit
Cela arrive à un moment où la crise du régime s’approfondit et où le pouvoir politique basé sur le partage ethnique et sectaire du pouvoir ne réussit pas à s’adresser aux problèmes du pays et à mettre l’Irak sur une voie juste. Les conséquences de cette situation interagissent avec l’absence de visions et de stratégies à court ou à long terme et un grand déséquilibre dans l’application des principes de mettre en place les bonnes personnes au bon endroit. Cela a conduit à exclure les éléments reconnus compétents et patriotes, à étendre la corruption et son envahissement des corps de l’état, des institutions et de la machine administrative. De plus il ya une absence de volonté de travail commun, un rétrécissement des espaces pour une action collective et de coopération, des manifestations croissantes de l’individualisme, en chevauchant des pouvoirs et le conflit pour la législation et les règlements, ce qui conduit à des perturbations qui approfondissent les tensions et la crise. Tout cela a conduit à la paralysie des corps d’état et à leur manque de possibilité de remplir leurs fonctions, tout aussi bien l’incapacité des blocs politiques de tenir les promesses qu’ils ont faites aux électeurs au temps où ils faisaient leur campagne électorale en Mars 2010.
La crise du gouvernement et ses manifestations
La situation ci-dessus se reflète dans la continuité et l’intensification de la crise du gouvernement qui a été formé suite aux résultats de ces élections. Cela se reflète aussi dans la complexité croissante de la scène politique en général. Cela s’est manifesté comme suit :
• La détérioration des relations entre les partenaires dans le gouvernement et entre les blocs politiques leur influence et leur domination et aussi à l’intérieur des blocs eux-mêmes. Ces blocs auraient été capables de former un gouvernement dans un cadre de partenariat, neuf mois entiers après les élections et après « l’Initiative Barzani » ( mise en avant par Mazoud Barzani, le Président de la région du Kurdistan) qui a été précédée et accompagnée par une lutte amère sur les postes de pouvoir et d’influence, bien que six mois soient passés depuis la formation du gouvernement, ils font toujours face à une grande cassure dans l’harmonie et la coopération, incapables de travailler en équipe. L’atmosphère de suspicion, de méfiance et de récriminations est toujours dominante et caractérise leurs mutuelles relations. Cela se reflète clairement dans la composition du gouvernement lui-même.
• L’incapacité à compléter la formation du gouvernement à cause de leur incapacité d’atteindre un consensus à l’égard des ministères vacants de la sécurité, au moment où la pays est le témoin de très sérieuses entorses à la sécurité et est face à l’obligation de terminer le dernier retrait des troupes des Etats Unis cette année. Cela est couplé avec la tension et la séparation dans les relations entre les présidents des branches exécutives et législatives et dans les relations entre le gouvernement central et la région du Kurdistan.
• Les relations continuellement tendues entre les blocs politiques influents et l’échange de récriminations entre l’un ou l’autre sont responsables du traîner les pieds dans l’implantation de l’Accord d’IRBIL, particulièrement concernant la formation du Conseil Suprême pour les Politiques Stratégiques et la contreverse sur ses pouvoirs alors que l’on se questionne sur l’utilité de cette formation pour la commencer. Le cabinet travaille encore sans un système interne qui le dirige et contrôle sa façon de travailler et ses mécanismes.
• Les différents entre les blocs et en eux-mêmes sur le nombre de vice présidents et leur nomination. Les effets de ces problèmes ont pris leur temps bien que ce sujet ait été finalement porté devant le Parlement et réglé par un consensus, aux dépends des intérêts publics et contre la volonté populaire.
• La réussite stagnante du gouvernement et de ses institutions économiques, sociales, politiques et culturelles, malgré les tentatives de certains de faire quelque chose, ici ou là, montrant les signes de vouloir faire quelque chose pour le délai des 100 jours.
Il en résulte, sous la souffrance du peuple- particulièrement de la Jeunesse –à cause de la pauvreté de la gouvernance, la politique du partage ethnique et sectaire du pouvoir, la corruption rampante, la continuation de la détérioration des services et d’autres aspects et la continuation des actes terroristes et l’instabilité, et tout aussi bien l’impact d’une atmosphère qui stimule et génère la vague de soulèvements populaires dans la région, des protestations des masses populaires qui montent et balaient le pays. Ces protestations ont lancé des mots d’ordre appelant à la réforme du processus politique (la réforme du système), pour en finir avec le système de partage sectaire et ethnique du pouvoir , combattre la corruption et le chômage, pour critiquer la détérioration des conditions de vie du peuple, s’attaquer à la montée des prix, et résoudre les problèmes des services publics comprenant la carte de ravitaillement, l’électricité, l’eau potable, les services municipaux de santé et d’éducation, le fuel, la crise du logement et les questions de la mauvaise gestion. Les manifestations ont aussi réclamé une amélioration de la sécurité, l’assurance des libertés constitutionnelles et des droits humains et d’autres demandes légitimes.
Les masses populaires qui protestaient contre les détériorations des conditions de vie les ont réclamées dans différentes parties de l’Irak. Par l’impact et la pression de la rue, le Gouvernement a introduit un « Papier de Réforme » et défini une période de 100 jours pour son application. Le Parlement pendant ce temps attend le programme détaillé du gouvernement. En relation avec cette offre, une question légitime s’est posée et continue à se poser. Le « Papier Réforme peut-il dans la période citée, mener à bien le changement significatif de toutes les difficultés et de tous les problèmes cités ci-dessus et satisfaire les demandes érigées, particulièrement alors que la période citée est près de sa fin ?
Pas de progrès économique sans une perspective stratégique
Le groupe qui gouverne émet tous ses espoirs sur le fait que les revenus pétroliers vont augmenter que si la production, l’exportation et la signature de plus de contrats augmentent, cela implique la promotion d’investissement et que l’augmentation du prix du brut augmente sur le marché global. Le but est de garantir des fonds supplémentaires pour s’attaquer aux conditions de vie, aux services et aux grandes questions urgentes. Cela se passe au moment où le pays manque d’une stratégie totale pour utiliser ces revenus financiers. Ainsi le gouvernement peut-il dégager des fonds pour rechercher de nouveaux champs pétroliers ? L’expérience de ces dernières années, quand il n’y avait pas de déficit budgétaires a clairement montré que ces revenus n’avaient pas été utilisés proprement à cause de la mauvaise gestion et de la corruption rampante (Pour information, nous mentionnons que les revenus de l’Irak sur les ventes de pétrole au mois de Mars 2011 avait toute seule un montant de 7,167 milliards de dollars. En Avril2011, elle atteignait 7,4 milliards de dollars.
Il faut pointer du doigt que le gouvernement travaille encore sans un plan clair pour faire avancer le secteur productif, particulièrement l’agriculture et l’industrie et pour prendre en compte les problèmes de la faiblesse de la production nationale à travers des initiatives( comme «l’ initiative agricole »). Ces initiatives qui peuvent servir comme une première aide et un stimulant ne sont pas la panacée pour réhabiliter l’agriculture, ou les autres secteurs productifs ou pour assurer le champ d’achèvement de la sécurité alimentaire, la réduction des importations qui sont actuellement sans contrôle et la production de la protection nécessaire pour les citoyens et la production nationale. Cependant il est nécessaire de conduire un examen sérieux des tentatives pour s’adresser aux questions économiques à travers de telles initiatives qui visent de façon accablante à des gains immédiats étroits.
C’est aussi nécessaire de faire une loi sur les prix des biens de consommation par des initiatives et des mécanismes qui assurent les biens de consommation et les services à des prix en rapport avec les revenus moyens des citoyens et qui assurent aussi le contrôle de l’inflation.
Dans un tel climat le citoyen est autorisé à se demander : Est-ce que l’investissement que le gouvernement reporte beaucoup sur les conditions de la détérioration, des conditions économiques arriveront ? la réponse est évidente, un investissement qui cherche à créer un environnement stable pour travailler, avec pas d’activités violentes et terroristes, avec pas de complexités légales administratives et pas de manifestation de corruption. Il cherche aussi la clarté dans la politique poursuivie par le pays concerné. De quoi a besoin notre pays c’est de faire des pas importants à tous les niveaux économique, social, politique, légal, administratif et d’autres encore., et au niveau du combat contre la corruption rampante ce qui produirait une appropriation et une atmosphère d’attraction pour l’investissement.
L’absence de perceptions unitaires, de stratégies et de politiques de l’état dans les domaines du développement et des politiques économiques et financières et dans le rôle de l’état dans le processus, persiste encore depuis 8 ans après la chute de l’ancien régime. Cette absence combinée avec la fluctuation du marché et avec la cherté et la mauvaise qualité des biens conduisent au déclin de la capacité productive domestique, au déclin de l’industrie nationale et du secteur agricole et perpétue le caractère rentier de l’économie irakienne.
Le besoin d’une réponse effective au fléau de la corruption
C’est difficile aujourd’hui de parler non seulement de la défaite du terrorisme et des terroristes mais aussi de la reconstruction réussie et du développement èconomique, sans une vraie confrontation avec le phénomène de corruption qui est rampante d’une façon alarmante dans notre pays.
Cette confrontation requiert d’avoir une approche totale et radicale et d’éviter une politique de mesures temporaires, éparpillées ici ou là, liées à ceci ou cela au poste politique ou d’alignement. ce qui signifie l’adoption d’une politique ferme par chacun et à différents niveaux et l’abandon d’une approche sélective ou malveillante politiquement quand on traite cette question. Cela requiert aussi de faire marcher la magistrature et en s’assurant qu’elle peut exercer pleinement ses pouvoirs pour s’attaquer à la corruption et au corrompu, loin de toute interférence des pouvoirs exécutif et législatif. En plus, En plus, il est nécessaire de créer l’atmosphère et les opportunités pour des corps réglementés opérant d’une manière professionnelle et neutre.
C’est naturel que les plus importants promoteurs de la corruption fassent tous les efforts pour échapper aux griffes de la justice. Mais ce qui est malheureux et dangereux c’est qu’ils trouvent dans l’appareil d’état des éléments qui collaborent avec eux et leur facilitent les choses comme l’ont révélé récemment les rapports du Parlement.
Quant au fléau de la corruption, il restera hors d’atteinte à moins que les organes, les institutions, y compris législative, exécutive et les secteurs de la justice, à côté des partis, des organisations de la société civile, les médias et d’autres y contribuent. Les masses populaires peuvent aussi endosser un rôle de grande importance par un actif contrôle populaire.
Action de masse et appels pour la réforme
Une vague de sit-in de manifestations et d’autres formes de protestations a balayé les villes à travers tout le pays ces derniers mois. Ceci n’est pas venu en s’isolant de la scène complexe politique de notre pays mais par la souffrance qui continue du peuple-conditions de vie et services-depuis Avril 2003. Cette souffrance est aussi due à l’étendue du chômage, à la réduction des thèmes de la carte de rationnement, aux prix élevés, à l’inflation qui avale les salaires, l’augmentation des salaires des employés et des retraités et les salaires de travailleurs et les revenus de tous le reste des employés, les graves manques d’électricité, d’eau potable et de fuel et l’étendue de la corruption. Ajouter à cela les efforts pour réduire les libertés publiques et diminuer les marges de la démocratie et le baillonnement du peuple en violant d’une façon flagrante la Constitution.
Le droit des citoyens de manifester et de s’exprimer est un droit constitutionnel. Toutes les conditions préalables pour son application devraient être fournies et le gouvernement et ses organes doivent fournir aux citoyens une protection adéquate au citoyen qui l’exerce. C’est aussi le devoir des conseils des territoires, districts, provinces et du Parlement aussi bien que celui du secteur exécutif d’écouter soigneusement ce que le peuple veut et de chercher à satisfaire pleinement ses légitimes revendications et de porter leur attention sur les appels pour réformer le processus politique et corriger son cours pour la construction d’un état démocratique civil.
C’est évident que l’Irak n’est pas isolé de ce qui s’est passé ou se passe dans les autres pays de la région, bien qu’il diffère d’eux dans ses particularités et ses détails. Les tempêtes de changement stimulent notre peuple tout aussi bien pour agir et briser les barrières de la peur et de l’hésitation et il sort dans la rue. La contribution des jeunes s’est remarquée en faisant l’usage de la technologie moderne de communication et en les employant pour servir leurs légitimes buts.
Cependant, l’attitude du gouvernement et de ses organes et la voie qui est tracée par le mouvement de protestation constitue une violation du droit constitutionnel de manifester pacifiquement, et une tentative de supprimer l’exercice de ce droit par le peuple, maintenant que le peuple réalise que la première et la dernière préoccupation concernent les blocs qui gouvernent est de préserver leurs intérêts propres, et d’engage un combat sur le pouvoir politique et le partage du butin entre eux-mêmes, sans aucun égard pour les citoyens qui gémissent sous le poids du chômage, de la misère des services, le patronage et le partage sectaire du pouvoir et la corruption rampante.
Nous suivons et ressentons la souffrance du peuple et les difficultés et les problèmes qui empoisonnent leurs vies. Nous observons et remarquons les échappatoires dans le processus politique, reconnaissant en même temps que notre peuple n’a pas maintenant recueilli les fruits qu’il recherche et endure patiemment et a lutté et offert beaucoup de martyrs pour y arriver. C’est sur quoi nous avons insisté dans le Communiqué issu de la dernière ré4nion du Comité Central du 5 Octobre 2010.
Les actions de protestations qui ont eu lieu le 25 Février 2011 et avant cette date et après ont délivré un message clair sur les revendications justes du peuple, malgré les tentatives de discréditer la nature de leur mouvement et ses buts, aussi bien que les tentatives de le faire avorter et de décourager les participants à continuer leur mouvement de protestations. Cela est mené à bien malgré les mesures et les moyens employés, comme le harcèlement, les arrestations et l’usage de la force que nous condamnons.
Aujourd’hui, aussi, comme la rue trépigne avec le mouvement et les manifestations qui concernent les problèmes des masses populaires et leurs revendications, nous affirmons notre position bien connue et réitérons notre soutien aux aspirations du peuple ,et à leurs revendications légitimes. Nous exprimons notre engagement pour leur droit de s’exprimer par la voix, la plume, les mots d’ordre, les banderoles, les piquets de grève, les assemblées et les manifestations et notre condamnation de toute action qui cherche sous n’importe quel prétexte, à réduire les libertés et voler au peuple ses droits. A ce propos , nous croyons qu’il est nécessaire de promulguer une loi qui régularise ce droit de manifester d’une manière démocratique, qui préserve le droit constitutionnel du peuple et empêche sa violation par les autorités exécutives sous aucun prétexte. Cette loi faciliterait la jouissance de ce droit au lieu de le réduire et de lui imposer de nouvelles restrictions.
D’un autre côté les droits et les libertés garantis par la Constitution s’exerceraient d’une manière pacifique et civilisée sans lusage de la violence ni d’abus ni de dommages sur quiconque et sans dégats publics et privés. En plus, il est nécessaire d’être vigilant envers les tentatives d’infiltration par des éléments subversifs qui fourvoient leurs efforts
Violations de la Constitution et restrictions des libertés
Cependant les efforts pour imposer des restrictions sur la marge disponible de la démocratie et sur les libertés publiques et privées ont pris une tournure avancée dans la période récente. Cela se reflète dans les nombreuses mesures prises par les autorités centrales et locales et par les conseils provinciaux en violation flagrante avec la Constitution par moments, et une approche sélective dans l’application et l’interprétation de ses articles à d-autres moments. Cela a été exécuté de manière à convenir à ceux qui sont au pouvoir et et à leur question d’imposer un seul mode de penser, un style de vie, la vie et la conduite, sous des excuses floues qui ne peuvent cacher leurs réels buts.
L’interférence des autorités du gouvernement dans les affaires des syndicats, des associations et des organisations de la société civile a constitué une violation claire de l’indépendance de ces organisations, de leurs règlements internes et les limites par lesquelles ils opérent et du droit de leurs membres de s’affilier volontairement à celles-ci et d’organiser leurs affaires dans leur cadre, et de coordonner leurs activités pour défendre leurs droits et leurs intérêts.
Dans ce contexte, nous avons exprimé notre soutien à la Fédération Générale des Unions des Travailleurs et à son bureau exécutif, dans ses efforts continus pendant des années pour qu’il tienne les élections d’une manière claire et libre, sans interférence gouvernementale et en accord avec ses propres règles internes et avec la loi qui réglemente l’activité des syndicats. Nous avons aussi soutenu et continuons à soutenir ses autres revendications légitimes du travail et particulièrement une législation pour un nouveau Code du Travail.
Le gouvernement ses institutions et ses agences doivent s’arrêter d’interférer dans les affaires des organisations, des associations et des syndicats, s’arrêter de mettre la pression sur les corps de direction qui sont élus par la volonté de leurs membres et de chercher à leur imposer de directions alternatives en violation flagrante et discordante avec la démocratie. Ce qui est requis est complètement opposé : c’est de fournir les conditions propres à faire fleurir la démocratie, l’activité syndicale et professionnelle dans un climat de liberté et de démocratie dont nous avons manqué pendant des décades.
Performance du Parlement
Le Parlement a commencé son travail avec un retard significatif et des tensions et des désaccords entre les blocs puissants qui gouvernent qui font le Parlement et se reflètent en lui. En vertu de ce fait, au lieu que le Parlement représentant le peuple et ceux qui ont élu ses membres, il est devenu l’incarnation de ce qui est agréé par les blocs au-dessus de lui Atteindre le consensus entre ses blocs est très difficile à obtenir à cause de la détérioration de leurs relations mutuelles d’un bas niveau, excepté les cas qui rejoignent leurs intérêts étroits qui n’ont rien à voir avec ce qui concerne les aspirations des citoyens. L’élection des députés du Président de la République en est l’extrême exemple.
Pendant ce temps, le Parlement est bien affecté par des clashs pour les priorités et les pouvoirs et le phénomène continu de l’absence des membres aux sessions. Tout cela a un impact sur le rôle législatif et de contrôle du Parlement et les tâches qu’il devrait assumer ; Cela cause un retard pour faire passer des lois importantes qui touchent la vie du peuple et aux besoins de stabilité du travail des corps et des institutions d’état. Des douzaines de lois importantes attendent d’être votées, comprenant la demande en justice fédérale sur les décisions invalidant les amendements faits sur la Loi Electorale, la Cour Fédérale de Justice, la Loi sur le Conseil Suprême de Justice, la loi sur les inspecteurs publics, la loi du contrôle financier, la loi sur l’intégrité, la loi des partis et d’autres.
La situation au Kurdistan
Le Kurdistan n’a pas été exempt des mouvements de masse qui ont balayé l’Irak et sa région. Beaucoup de villes ont été témoins de mouvements populaires à caractère politique et mettent en lumière les aspects de conflit, de compétition entre les différentes forces de la région. Quand nous suivons les évènements dans la région, nous devons avoir à l’esprit la nature des complexités qu’il ya, et la nature des forces engagées dans la lutte qui continue et des ordres du jour conflictuels. Après plus de deux mois de manifestations, aucun signe de solution à l’horizon de l’escalade de la crise entre les autorités dans la région et les forces d’opposition. Au lieu de ça, il ya une escalade, un durcissement dans les positions et les yeux levés vers le ciel pour les revendications.
Le Parti Communiste du Kurdistan met en avant un programme détaillé pour traiter de la situation dans la région sur les champs politique, économique, social et autres. Le Parti insiste sur ses positions et ses rapports qui collent avec les justes revendications du peuple et leur droit naturel de protester, en pointant le besoin de distinguer entre s’efforcer d’appliquer la loi et l’abus de pouvoir couplé à l’usage de la force. Il a appelé à la fin de toutes les violations de la loi et des droits humains, pour la satisfaction des revendications du peuple pour la justice, l’égalité et la réforme et pour que la crise soit gérée avec souplesse. Les autorités ont aussi été appelées à prendre des mesures sur la voie de la réforme, à remplir les promesses faites et à créer un climat de dialogue et de compréhension et pour les conflits entre les partis entrer dans un dialogue conduisant au consensus requis pour mettre fin à la crise dans la région.
Notre position sur le Papier Réforme et le délai des 100 jours
Le Papier Réforme mis en avant par le Premier Ministre a été reçu avec intérêt par les cercles politiques et suscité des réactions mélangées quand il a été discuté par le Parlement et les médias. Le comble de ce Papier est qu’il ne vient pas comme une initiative des partis aux pouvoirs. Au lieu de ça ,il vient avec le rapport du Parlement et ce qui en est sorti après la réunion du Premier Ministre avec le Parlement comme un résultat du large mouvement populaire multiforme et des actions de protestation de masse qui ont balayé le pays et toutes ses provinces, démontrant la légitimité des revendications apportées par les masses.
La réforme est nécessaire et importante, des voies doivent être cherchées pour la rendre complète et intégrée. Cela demande une mobilisation des forces et l’identification des priorités qui mèneraient à bien les avantages successifs pour le peuple.
Ce n’est pas un secret que le Papier Réforme a été écrit rapidement et qu’il n’inclut pas tous les aspects demandés. Les mécanismes pour changer la réforme en actes concrets n’ont pas été développés. Mais cela ne doit pas-comme communistes- nous faire dresser contre parce qu’elle est un pas limité et spontané vers la réforme. Nous soutenons toute action prise qui rencontrent les revendications du peuple, en particulier pour les revendications principales.
En résultat de la pression populaire, le gouvernement a fait quelques pas pour changer la situation , comme augmenter les quantités allouées à la carte de rationnement et accélérer l’implantation de projets de services. Mais la nature du gouvernement et les conflits entre ses composantes, le manque de confiance mutuelle entre les partis et le fait qu’il est construit sur la base du partage ethnique et sectaire du pouvoir avec comme conséquences la faiblesse de ses performances, la résurrection de la corruption et l’absence de capacité à développer des perspectives claires et intègres pour le travail du gouvernement sous tous ses aspects, tout cela est impossible à faire pour le gouvernement, tel qu’il est constitué et actuellement ni par les corps exécutifs pour entreprendre tout ce qui est réclamé par le processus de réforme et de mener à bien la croissance sociale et économique et le développement.
Au vu de cette réalité, c’est essentiel de continuer la pression populaire, de diversifier ses formes et de développer des formules appropriées pour qu’elle s’exerce à des niveaux différents. Le contrôle populaire est à prendre en considération comme une forme efficace de pression sur les autorités locales et les agences relevant du gouvernement pour mettre en avant leurs obligations, leurs engagements et leurs promesses et pour suivre leur succès dans leur mise en œuvre. Le contrôle populaire peut prendre des formes différentes dépendant des circonstances spécifiques à chaque région, les forces qui sont là et la nature de l’autorité locale. C’est confirmé par les expériences et les exemples qui ont été achevés grâce à ce contrôle. Il est demandé que les formes de contrôle populaire appropriées soient adoptées en coopération et en coordination avec les forces et les partis, les unions des travailleurs et les associations professionnelles, les organisations de la société civile , les personnalités et les figures démocrates patriotes et sociales et par le bénéfice des expériences réussies.
Le Conseil des Ministres a déclaré une période probatoire de 100 jours pour la mise en œuvre des réformes promises. Malgré tout nous croyons comme beaucoup d’autres que ce n’est pas suffisant pour faire une vraie transformation , c’est assez, à notre point de vue, pour que le gouvernement montre son sérieux et sa crédibilité, par l’adoption de nouvelles méthodes de travail qu’il pourrait conduire, plus tard, pour des transformations nouvelles et positives. La période limite de 100jours est un ultimatum et un test pour le gouvernement de le réaliser.
Dans les conditions complexes actuelles, au niveau domestique, local, régional et international, il est très probable qu’à la fin des 100 jours (7 Juin 2011),qui coïncidera avec le début d’un été attendu comme brûlant, que le peuple reprenne ses mouvements pour mener à bien ses revendications. En même temps, les tensions s’intensifieront entre les partis de la classe dirigeante, dans un sévère test de positions des différents partis avec les chefs qui ont à faire face à des impératifs dictés par la situation environnante et tous ses développements.
Mobilisation du courant démocratique
Les activités des forces et des personnalités du Courant Démocratique Irakien, à l’intérieur et à l’étranger ont continué pendant cette dernière période. Des conférences ont eu lieu dans 12 provinces, comprenant des milliers de membres des partis politiques affiliés et des mouvements, des militants des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes. Des corps de coordination ont émergé de ces conférences et ils ont organisé une grande variété d’activités dans les provinces et les villes, le plus remarquable au côté du peuple dans leur mouvement de protestation et en soutien à ses justes revendications et leur droit de les exprimer d’une manière pacifique et civilisée.
D’un autre côté, leur travail est mis en œuvre pour compléter les documents politiques et organisationnel qui seront soumis à la Seconde Conférence des forces et des personnalités du Courant Démocratique. La préparation continue pour convenir de cette conférence bientôt. Ces forces, comprenant notre parti s’efforcent de faire de cette conférence un évènement marquant et de qualité pour la mobilisation du Courant Démocratique, le développement de perspectives unies politiques de programme et d’orientations et d’améliorer le niveau de coordination et d’activités unies de ses forces pour assurer sa présence dans l’arène politique. Cela devient nécessaire compte tenu des conditions complexes et difficiles dont on fait l’expérience dans notre pays. Le Courant Démocratique et ses composantes sont les porteurs d’idées et des principes d’un Plan National Démocratique qui règle la sortie de la crise et réforme le processus politique et le débarrasse du mauvais système de partage sectaire et ethnique du pouvoir cause de fléaux et qui peut apporter encore plus de tragédies et de crises à notre pays.
Les activités et les évènements organisés par les forces et les personnalités du Courant Démocratique pendant ces derniers mois ont révélé une large acceptation et satisfaction avec la mobilisation du large Courant Démocratique et de le rendre capable d’exercer son influence politique requise pour mener à bien ses nobles buts. Malgré les progrès significatifs qui ont été faits pendant cette période pour activer la présence politique du Courant Démocratique, beaucoup d’indices montrent que pas mal de cercles sociaux dans différents domaines à travers l’Irak dont les intérêts et les perspectives sont en accord avec l’orientation du Courant Démocratique n’ont pas été atteints. Cela souligne le besoin d’étendre les activités, les évènements et les contacts avec le Courant Démocratique et de porter une attention croissante aux activités à caractère populaire ainsi qu’aux évènements politiques, culturels et sociaux.
Le Courant Démocratique exprime ce qui concerne le peuple et ses aspirations. Dans la continuité pour faire avancer la cause de la citoyenneté et construire un état démocratique civil, c’est incarner la volonté du peuple et en même temps regagner, comme courant social et politique, son statut et son rôle désirés.
Détérioration de la situation de la sécurité.
Les développements négatifs cités ci-dessus ont laissé leur impact sur la situation de la sécurité. Cela s’est manifesté par une augmentation de voitures piégées, d’explosions et d’assassinats avec des silencieux et l’occasion de brèches dans la qualité de la sécurité qui indiquent de sévères échappatoires du système de sécurité. Il est évident que la détérioration de la situation de la sécurité n’est pas séparée loin de la situation politique amère et des tensions et des conflits entre les blocs influents politiques et leurs rapports convulsifs.
Alors que les brèches de la sécurité réapparaissent, les forces et les blocs influents politiques continuent à se bagarrer pour les postes de ministres de la défense, de l’intérieur et de la sécurité nationale, démontrant une fois encore qu’ils regardent leurs propres intérêts et bénéfices comme supérieurs à la sécurité de la patrie et aux réclamations pour sa stabilité et la sécurité et la vie des citoyens. Pas de doute aujourd’hui que l’état de lutte pour le pouvoir et la domination est ce qui empêche de combler le trou du fossé et de finir la formation du gouvernement estropié dès le démarrage.
Le temps est venu de revoir sérieusement la sécurité, les plans militaires et les projets et de continuer à construire les institutions et les organes de la sécurité sur la base des compétences, de l’intégrité, du patriotisme et de la loyauté pour la naissante expérience démocratique et loin du système abhorré du partage du pouvoir. Ces institutions doivent aussi être nettoyées des éléments corrompus et combler le fossé du besoin de confiance qui doit être construit avec les citoyens, les incluant dans la bataille pour amener à la défaite du terrorisme et des forces de sabotage et du crime organisé. Les conditions préalables nécessaires pour l’évacuation des troupes étrangères au moment spécifié doivent être fournies.
Il faudrait se rappeler qu’il n’est pas possible de parler de construire un état de droit et des institutions et de sa consolidation avec l’existence de milices et de menaces maintenant et plus tard sans les mettre en laisse. Dans ce contexte il est essentiel de mettre en lumière le besoin d’activer le mot d’ordre appelant à les prendre à bras le corps exclusivement par les mains de l’état et des institutions et de se battre pour démanteler les milices et faire que les blocs politiques et les partis, spécialement ceux du gouvernement et dans le processus politique entreprennent une dissolution des formations militaires et ne les reconstituent pas.
Il est urgent de demander de faire pour réguler les partis politiques une loi qui interdise la violence et la formation de milices.
Regagner la souveraineté et l’indépendance et appliquer l’accord Irak-USA
Cette situation critique et les relations tendues entre les blocs qui gouvernent coïncide avec le débat sur la fin de l’application de l’accord Irak-USA avec le retrait des troupes des Etats Unis et la fin de la présence militaire étrangère en Irak pour la fin de cette année comme stipulé dans l’accord.
Nous considérons terminer l’application de l’accord dans les temps pour que ce soit un pas important sur le chemin de la restauration de la pleine souveraineté et l’indépendance et insistons sur le besoin pour le gouvernement et les blocs politiques de travailler pour produire les conditions préalables pour son application en douceur. Nous appelons aussi à prendre toutes les mesures pour garantir que l’Irak jouisse de son droit de souveraineté sur les richesses du pays, ses territoires, ses eaux, son espace aérien, en insistant sur le rejet de présence militaire étrangère de quelque façon que ce soit.
Au centre du débat d’aujourd’hui, nous réaffirmons notre adhésion à l’application de l’accord Irak-USA dans sa totalité comprenant le retrait total des troupes des Etats Unis de notre territoire au temps spécifié et rejetons toute présence militaire étrangère qu’elles soient temporaires ou permanentes quelque soit leur intitulé.
Réalité politique et cours possible du développement
Dans ces circonstances extrêmement complexes, et face à la tension de la scène politique, dans le pays des cours possibles de développement sont les suivants
• La première possibilité : La continuité de la situation présente due à la pression externes sur les différents partis ou à cause de la peur parmi les partis ,spécialement ceux qui sont au pouvoir de perdre tout, en ayant consenti au système de partage ethnique et sectaire du pouvoir, et ayant partagé le butin quand ils ont conclu le marché pour former le gouvernement.
• La seconde possibilité : En considérant un changement du gouvernement par des ré-arrangements en son sein pour créer un gouvernement de majorité dans la limite de nouvelles alliances et d’une nouvelle division du pouvoir. Il y a des efforts colossaux dans ce sens qui ne peuvent pas être faits par certains partis. Mais un tel gouvernement dû aux principes de partage ethnique et sectaire ne sera pas un gouvernement de majorité mais un gouvernement basé sur une nouvelle forme de partage du pouvoir sur une nouvelle distribution du butin.
• La troisième possibilité : Au plus tôt des élections parlementaires suivant l’article 64 de la Constitution pour résoudre la crise d’une manière démocratique et constitutionnelle, non-violente.
Mais la dissolution du Parlement en préparation pour les élections doit être précédée de ce qui suit
L’amendement de la Loi Electorale : pour abolir les amendements non démocratiques qui ont été faits et l’application de la décision de la Cour Fédérale à cet égard aussi bien que le principe de considérer l’Irak comme un seul district électoral et le principe de représentation proportionnelle.
L’adoption d’une loi sur les partis ce qui constitue une vraie rupture avec les lois obsolètes et leur esprit et leur conception. Nous pensons que ces lois qui étaient en vigueur au temps de la dictature rejetée et des précédents régimes d’oppression et que ce retour en arrière est hostile aux libertés et aux droits humains. Une telle loi démocratique est essentielle pour construire une vie des partis saine et claire dans le cadre d’une démocratie véritable qui prévaut dans la société.
S’attaquer à la question de la Haute Commission Indépendante Electorale qui a prouvé dans la pratique pendant les élections son manque de neutralité et en plus sa pauvre performance et sa mauvaise qualité de gestion du processus électoral. Elle était construite principalement sur la base du partage ethnique et sectaire du pouvoir.
Un recensement de la population devrait sortir depuis que le Ministre du Plan en a terminé les préparations logistiques et les conditions préalables nécessaires à son application. Des obstacles politiques injustifiés pourraient être dépassés et remis au Parlement pour une décision unanime.
Notre pays et ses partis et ses forces qui sont concernés par l’avenir et par l’avancement du processus politique et les perspectives de développement de l’expérimentation démocratique, et aussi par la restauration de l’indépendance et de la souveraineté ont le droit d’ aller chercher une voie pour sortir de l’impasse dans laquelle les blocs au pouvoir ont poussé notre pays. Pour une solution pacifique et démocratique qui est compatible avec la Constitution et sa logique, protège le processus politique et assure en conséquence le développement pour construire un état de droit et des institutions, un état fédéral et en pleine souveraineté démocratique et civil.
La dernière option que nous soutenons répond aux appels grandissants pour des élections au plus tôt, c’est une option qui est compatible avec la Constitution et la pratique démocratique et épargne au peuple les possibilités de violences et autres pièges.
L’adoption de cette option de nouvelles élections dans une forme permise par la loi, préservera plus tard de la détérioration et de la dégradation et épargnera à notre peuple et à notre pays des malheurs et les effets destructeurs de l’impasse politique actuelle ainsi que toute possibilité non constitutionnelle et des solutions qui pourraient se produire par la continuation et l’approfondissement de la crise.
• Les autres possibilités : des possibilités anticonstitutionnelles et anti démocratiques, qui peuvent être violents( un coup d’état, une guerre civile sectaire/civil… etc) ; L’expérience de d’escalade de conflits sectaires dans un certain nombre de pays suggère que nous ne sommes pas à l’abri de ce phénomène et de ces répercussions négatives
• , particulièrement à la lumière de l’existence de deux grands blocs ( l’Iraqiya et la Nouvelle Alliance ) qui se battent pour leurs respectifs partage du pouvoir et leur influence, enplus de cette question de « dispute d’espaces » qu’ils n’ont pas encore résolus. Nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé dans certaines provinces (Niniveh, Anbar, Salahuddin, Diyala) des activités ouvertes qui ont derrière elles les résidus du Parti Baath de Saddam et d’al Kaida. De plus, Il y a l’émergence de signes du retour d’activités de type milice, contre une alarmante toile de fond d’escalade de la violence, des opérations terroristes et des assassinats au silencieux. Tout cela pave la route pour des solutions sectaires et une guerre sectaire.
Les tempêtes de changement dans notre région
Les peuples de Tunisie et d’Egypte ont mené à bien de grands succès dans leur gestion de se sortir de leurs régimes de tyrannie et d’oppression. D’autres peuples dans notre région qui sont balayés par la tempête de changement marchent sur le chemin de la liberté, la démocratie et la justice sociale pour s’assurer une vie décente clair qui respecte les droits humains. La région a été le témoin d’une vague de manifestations et de protestations et d’autres formes d’action de masse pour atteindre ces buts.
Le large mouvement démontre une fois de plus que que les grands évènements et les transformations sont produites par le peuple avec leur libre volonté, quand il est conscient de ses intérêts. Le peuple est et reste le protagoniste de l’Histoire.
Ce qui s’est passé dans a région sont des leçons à valeur d’étude et de portée générale et commune qui pourraient servir à tous les peuples de nos pays , en dépit de leur reconnaissance profonde et de leur besoin d’éviter de les copier. Chaque pays a ses propres faits et ses propres conditions et sa propre histoire, ses propres circonstances et ses rapports de forces. La chose importante est d’extraire ce qui est essentiel et fondamental pour tirer profit pour stimuler et soutenir la lutte du peuple de la région pour enrichir l’expérience humaine.
Mais bénéficier de l’expérience des peuples de la région peut seulement être achevé par la propre reconnaissance des motifs et des causes de l’explosion d’un outrage populaire qui a été assujetti par la machine de la répression et de la suppression des libertés par tous les moyens et avec toutes les méthodes. S’il est correct de dire que ce qui se passe dans les pays arabes aura des effets et un impact dans le monde ( la vague des manifestations en Espagne en est un exemple) c’est aussi vrai que ce qui s’est passé dans nos pays n’est pas isolé de ce qui continue et change dans le monde et n’est pas isolé du mouvement démocratique et révolutionnaire dans le monde.
Oui, il y a beaucoup de facteurs qui se combinent et se sont reflétés dans le développement des évènements, directement et indirectement, d’une façon tangible ou intangible. Nous, dans nos analyses scientifiques, ne regardons pas seulement ces facteurs et ces influences visibles. Il y a dans la société et le mouvement historique beaucoup de facteurs indirects et invisibles qui jouent leur rôle pour faire mûrir les mouvements révolutionnaires et leur pavent un chemin pour un climat favorable. C’est ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte et dans d’autres pays. Les facteurs internes restent la force principale de conduite. Il n’y a pas de doute que les les facteurs externes ont leur impact et leur influence aussi, mais ils viennent après les facteurs intérieurs et interagissent avec eux. Ce qui s’est passé n’est pas un but complètement spontané c’est le résultat d’une accumulation longue et prolongée.
Il n’y a pas de doute que l’action populaire de masse et le soulèvement n’ont pas été causés par l’isolement des crises par les politiques d’ « ouverture » économique et le néo- libéralisme et la course de l’économie en accord avec le FMI et la Banque Mondiale.qui ont produit le phénomène de polarisation de la richesse , la marginalisation de millions de gens, l’étendue du chômage et la détérioration des conditions de vie .
Les soulèvements et les mouvements populaires dans les pays de la région ont lancé des pierres dans les eaux stagnantes et ils ont indubitablement obtenu des succès et ont renversé des trônes qui semblaient bien enracinés. Il est maintenant certain que la situation ne retournera pas à ce qui existait avant Janvier 2011. Mais il y a encore un long chemin à faire pour les révolutionnaires et les masses populaires qui se sont levées. C’est un chemin difficile plein de luttes entre ceux qui veulent usurper, en parasite, le fruit de la lutte du peuple et ceux qui veulent conduire le mouvement populaire de masse vers une fin victorieuse par le mûrissement et le faire tourner en vraie révolution et l’établissement de l’alternative désirée par le peuple. : un régime démocratique civil dans lequel la justice sociale sera achevée.
Les complexités de la situation ne nous déterreront pas de la continuation de la lutte.
Dans les conditions difficiles et complexes qui traversent notre pays, nous n’avons pas le choix mais celui de continuer le travail et la lutte, en construisant nos principes, notre politique et notre confiance en notre peuple et sa capacité de mener au bout les faits et de faire sortir les demandes de changement et de réforme.
Les challenges auxquels le pays a à faire face réclament ce qui suit :
1. Augmenter les capacités du parti, consolider les organisations, étendre le dynamisme dans son travail à tous les niveaux de la structure organisationnelle, développer la vie interne du parti via la conformité avec les règles de la démocratie , l’esprit collectif, la créativité, l’initiative et une discipline morale élevée et étendre ses rangs pour inclure les meilleurs fils et les meilleures filles de notre peuple, spécialement la jeunesse et les femmes.
2. Prendre la parole d’une manière efficace, informée et moderne, sur les tâches idéologiques posées par la vie et ses développements et celles imposées par la complexité des aspects de la lutte politique, économique et sociale, et en traitant les nouveaux challenges. Cela est dicté par le fait que l’activité du parti demande un haut niveau de connaissances et d’éducation culturelle pour comprendre les interactions produites par la réalité.
3. Transformer notre politique du parti dans l’action populaire de masse avec des mots d’ordre et des demandes concrètes et claires. Cela demande la diversification de nos activités, s’engager dans le mouvement populaire , étendre nos relations, dans les sites des activités( dans le voisinage, les usines, les fermes, les écoles, les universités, les cafés, les clubs, et plus, dans les unions, fédérations, associations et organisations de la société civile dans les cités et dans les espaces ruraux etc). Cela requiert implicitement la mobilisation des syndicats, du mouvement professionnel et démocratique et de prendre un moment pour l’activité des organisations d’étudiants, de la jeunesse et des femmes.
4. Développer et renforcer les activités des forces et des personnalités du Courant Démocratique et s’efforcer d’en faire une force efficace et dynamique dans les forces importantes patriotiques du peuple. Continuer à augmenter et à développer les relations nationales avec les forces différentes patriotiques et les partis qui partagent notre position pour les intérêts du peuple et de la patrie, en les considérant comme suprêmes et venant avant tout autre intérêt.
5. Porter plus d’attention aux medias pour qu’ils jouent leur rôle en répandant la politique du parti et en la délivrant aux masses les plus larges.
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